1984
J'ai découvert Orwell au lycée en cours d'Anglais Renforcé, à l'époque, on nous faisait étudier "La Ferme des Animaux". Je me rappelle que l'étude de cette oeuvre ne m'avait pas vraiment passionné, trop jeune sans doute pour m'interresser à la portée de ce livre. Comme tout le monde, j'avais entendu parler de ce fameux "Big Brother is watching you" (époque bénie où ce n'était pas une émission de télé) puis, jour de désoeuvrement, passage à la Fnac, je l'ai acheté.
Et le choc.
A lire, non pas pour ne plus s'entendre dire "commmmeeeennnnntt! tu n'as pas lu "1984" ?" et en avoir honte, mais surtout parce que, écrit à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ce récit est un récit d'aujourd'hui. On ne peut pas lire ce livre sans y trouver des corrélations avec notre monde aujourd'hui. Des guerres où les protagonistes changent de côté sans que la population s'en rende compte, un appauvrissement de la langue "pour le bien de tous", la manipulation de l'information, la pauvreté (ou plutôt l'appauvrissement volontaire) du peuple.
J'avais mis un extrait de ce livre pour mon deuxième test de lecture ici.
Voilà ce qu'en dit Amazon:
L'origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son "Big Brother", figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l'URSS des années trente pour dépeindre la société totalitaire ultime. Mais Orwell n'oublie pas de souligner que les super-puissances adverses sont elles aussi des dictatures...
Ce qui fait la force du roman, outre son thème, c'est la richesse des personnages, qu'il s'agisse du couple qui se forme, malgré la morale étroite du Parti, ou même du policier en chef qui traque les déviants, ex-opposant lui-même, passé dans les rangs du pouvoir... C'est aussi cette "novlangue", affadie et trompeuse, destinée aux "proles", et ces formules de propagande ("L'ignorance, c'est la force") scandées par des foules fanatisées et manipulées.
1984 est un livre-phare, apologie de la liberté d'expression contre toutes les dérives, y compris celles des sociétés démocratiques. --Stéphane Nicot
Description
De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. Big Brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.
Par tink, Mercredi 4 Avril 2007 à 18:34 GMT+2 dans La tinkothèque (article, RSS)

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